PARIS'TRIP

Galeries & artisans


 

Galeries & artisans parisiens

Legay Choc

 0 Comments- Add comment Written on 25-Oct-2008 by SylJean
Que faites vous après avoir fait vos emplettes au BHV ?

Rien de particulier ?! Alors vous ne connaissez pas cette boulangerie.

Salé ou sucré je n’ai jamais été déçue. Les déclinaisons de sandwiches sont nombreuses et leurs compositions plutôt originales. Leurs noms de baptême devraient du reste vous mettre sur la voie et ainsi éviter au moment de la commande de demander des précisions sur leurs compositions au risque de créer un bouchon dans la file d’attente.  Je vous recommande tout particulièrement  le « Cucaracha », un  révolutionnaire qui renferme dans un pain au sésame du guacamole, du poulet, des tomates confites en guise de drapeau rouge et de la roquette (mais non pas de la marijuana que fumar !). Si vous préférez vous en tenir à quelque chose de plus traditionnel, il vous restera le crétois, le vendangeur ou le ventoux mais aussi des préparations au pain suédois.
Les gâteaux sont en majorité à base de fruits (poire-chocolat, pomme-cannelle, pêche-pistache) et tout aussi délicieux.  Mais le summum c’est leur tarte au citron meringuée. Cela fait quelque temps que je ne l’ai pas vue alors si vous la repérez, compatissez et envoyez-moi un petit message !
Enfin, pour la petite anecdote, si vous aimez les blondes et les brunes un rien poilues vous les retrouverez peut être ici, au moment de la gay pride, déguisés en Samantha et Chantal : irrésistibles de drôlerie.

 

45, rue Sainte Croix de la Bretonnerie

75004 Paris

Tel : 01 48 87 56 88

Métro : Hôtel de ville

 

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Pierre Artisan Boulanger

 0 Comments- Add comment Written on 22-Oct-2008 by SylJean

Paris est à la campagne, si si ! Et les boulangers sont de vrais artisans qui donnent même, parfois, dans l’orfèvrerie.

Ainsi, dans cette boulangerie, qui cuit son pain au feu de bois, c’est toute la campagne qui monte à Paris avec ses pains longs, ronds, au levain, bien cuits et à la croûte souple et craquante à la fois. Ici, tout est fait pour rappeler, comme il est écrit sur la vitrine, "la boulenge d'antan".

Des pris très doux, pas de chichis inutiles, un accueil plein de gouaille parigote et de gentillesse… et quelques merveilles à déguster : le pain aux figues (moulé, tendre, proche de la brioche), les tourtières poire et chocolat bonnes à vendre son âme au diable.

Perso, j’ai un faible pour la « boule bio » à 2 euros.

A signaler, enfin, car les abus sont légion à ce propos : ici la découpe du pain est gratuite. Pourvu que ça dure !

 

Pierre, artisan boulanger

150, rue de Ménilmontant

75020 Paris

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Julien Aurouze

 1 Comment- Add comment Written on 20-Oct-2008 by SylJean
Les Etablissements Aurouze ont été fondés en 1872 et, depuis toutes ces années, ils proposent aux parisiens leurs services de « Sanitation, deratisation ».
Nous sommes donc  dans le temple des  insecticides (adieu cafards, blattes, punaises de lit), raticides (fais gaffe à toi Rémy si je t’attrape), désinfectants, répulsifs, tapettes à mouches (électriques s’il vous plait), pâtes et pièges à glu.

 Mais oui ! Vous êtes sûrement déjà passé devant cette vitrine : il y a des rats, des ragondins, des fouines suspendus ou exposés. J’ai franchi le pas, je ne me suis pas dégonflée et pourtant j’en ai encore des frissons tellement ces petites bêtes m’horrifient. Evidemment, ce n’est ni Ladurée ni le café de Flore mais bon, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, n’est-ce pas ? Et puis pour information, selon certaines sources, il y aurait sur Paris, un peu plus d’un rat par habitant. Raison pour laquelle il y a, chaque année, une campagne de dératisation.

Il n’est donc pas très étonnant qu’en l’espace d’une demi-heure j’aie vu défiler des clients cherchant à éliminer principalement « des représentants de la gent trotte menu ». Ils viennent les uns après les autres s’approvisionner en poudre bleue ou en granulés et,  pour ceux qui veulent s’assurer de visu d’avoir vaincu ces horribles bestioles, en « Trapper ».  Dans ce dernier cas, le nuisible est scotché et meurt sur place, il ne vous reste plus qu’à ramasser les cadavres.  

Mais vous avez aussi les exterminateurs qui veulent, en s’adressant au spécialiste de la 3D [1], en découdre avec la gent des greffiers qui viennent uriner sur leur paillasson… Ne vous inquiétez pas le magasin ne fournit pas les maires de banlieues qui veulent éradiquer les SDF.
Non chez Aurouze, ils ont la fibre sensible à tel point  que Paul Aurouze entretient même des relations « raternelles » avec Clef de Voute un descendant des Rattus Rattus qui connaît mieux que tout homo sapiens les secrets de la capitale… Alors qu’attendez-vous ?  Courez vite à la boutique débusquer le livre de Michel Dansel, un quatre étoiles ! Parole de rat [2]

Pour finir, j’adresse toutes mes excuses, pour ce post  aux fans de Ratatouille et autres rongeurs en tout genre. Les parisiens « cuisinent » les rats : je n’y suis pour rien et puis, la morale est sauve, le film des studios Pixar a immortalisé la boutique dans le dessin animé. Ouf !

 

8 rue des Halles

75001 PARIS

Tel : 01 40 41 16 20

Métro : châtelet

 

[1] Dératisation – Désinsectisation – Désinfection

[2] DANSEL, Michel. Mémoires d’un rat des Halles. Paris insolite et secret. Paris : Editions LPM, 2001, 197 p.

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Poupées de cire poupées de son

 0 Comments- Add comment Written on 05-Oct-2008 by SylJean

A 80 ans Henri Launay, passionné de musique classique, répare et restaure les poupées et baigneurs en celluloïd dans sa boutique de l'avenue Parmentier. Cet ancien électricien s'est reconverti, et cela depuis plus de 40 ans, dans ce métier d'art. Sa boutique est une vraie caverne d'Ali Baba : des jambes, des bras, des têtes, des cheveux (synthétiques ou véritables), des boites à yeux, riboulants ou non, d'anciens outils ayant appartenu à des artisans toujours marqués du sigle de leur propriétaire et...une vieille Singer. C'est avec patience et beaucoup de minutie que Mr Launay s'applique à redonner vie à ces poupées auxquelles les propriétaires sont considérablement attachés. Ne manquez pas de lui rendre visite, il vous livrera peut-être d'autres secrets...ceux d'un réparateur de mauvaises têtes.

114, avenue Parmentier
75011 Paris
Tél : 01 43 57 09 02
Métro : Parmentier

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L'atelier Cattelan

 0 Comments- Add comment Written on 04-Sep-2008 by SylJean

cattelanOn l’a un peu oublié mais ce coin de Belleville était le quartier de la chaussure à Paris. Cet atelier trouva donc tout naturellement sa place lors de sa création en 1956 par Tullio Cattelan.

Depuis, les artisans qui s’y sont succédé ont toujours su faire des merveilles pour offrir une seconde vie aux souliers de toutes origines, des plus nobles aux plus banales. Si l’atelier a longtemps réservé son art aux seuls fabricants et créateurs, il travaille désormais au bonheur des pieds de Monsieur tout le monde : entretien, réparation, accessoires, quels que soient vos besoins, vous serez bien conseillé.

De toute façon, même si vous avez déjà trouvé chaussure à votre pied, une simple visite s’impose tant le lieu est envoûtant par son aspect et, bien sûr, par ses odeurs de cuir et de cirage mêlés, en particulier dans l’atelier qui jouxte la boutique. Les mannequins, les danseuses des Folies Bergères, nombre de personnes fortunées aussi viennent y déposer  leurs souliers, pour raccourcir un talon, recoudre ou refaire  une semelle, retoucher des bottes, remplacer une bride. Ils sont bichonnés, chouchoutés dans les mains de ces artisans dont certains sont compagnons du devoir. L’endroit regorge de machines – à coudre, à lustrer, une remboîteuse,  une presse , une pareuse – et d’armoires remplies de boîtes avec à l’intérieur des talons de toutes les tailles et de toutes les marques, en bois, en tissu, en peau d’anguille (oui, le poisson), en écaille de tortue, des Dior avec le cadenas pour l’un et la clé pour l’autre.

L’atelier Cattelan a fêté l’an passé ses 50 ans d’existence ; l’occasion de modèles d’exception créés spécialement par les plus grands chausseurs. Ainsi, du simple lacet soigneusement rangé dans l’un des innombrables tiroirs de la boutique en passant par une large gamme de produits destinés à redonner vie et éclat aux chaussures malmenées par les intempéries  jusqu’à la pantoufle tout cuir de fabrication italienne, vous trouverez ici ce dont vous avez besoin.

Enfin, pour le plaisir, les clients rapportent des boîtes de cirage du monde entier pour qu’elles prennent place dans une petite vitrine dans le magasin (à bon entendeur…).

 

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Les fantômes de Raoul Velasco

 0 Comments- Add comment Written on 04-Sep-2008 by SylJean
raoul_valesco C’est une boutique devant laquelle je suis passée maintes fois mais où je n’ai jamais pris le temps de m’arrêter sauf qu’hier j’ai été attirée par de drôles de personnages. Le rideau de fer à moitié baissé, le nez collé à la vitre, j’aperçois des crânes, des têtes de mort et des squelettes. Sur  la vitre une affichette indique  « le jour des morts au Mexique : offrande et calaveras », un petit mot discret invite le visiteur à sonner à la porte d’à côté. Ma curiosité est à son comble. Je sonne.

Un monsieur ouvre et me salue avec un accent aux tonalités latines. Il m’invite gentiment  à entrer et à me mettre à l’aise.  Dans l’obscurité, il s’empresse et appuie sur l’interrupteur.

raoul_valesco_2La lumière éclaire un autel de 3 étages (les différents âges de la vie) avec des offrandes et des crânes (calaveras en espagnol) en sucre, en papier mâché mais aussi des images humoristiques de figures contemporaines dépeintes comme des squelettes, certaines accompagnées d’un poème.  Le maître des lieux allume les bougies.  Cette année l’autel est dressé à la mémoire d’André Aubry, historien et anthropologue, grand défenseur des indiens du Chiapas, décédé il y a quelques mois.  Il y a aussi la calavera Catrina (référence à une gravure de  José Guadalupe Posada faisant aujourd’hui partie de l’imagerie populaire mexicaine). Elle est représentée avec un chapeau élégant et fleuri et incarne la femme dandy, une satire de l’élite durant le règne de Porfirio Diaz.

En fait nous sommes dans la galerie de Raoul, graveur mexicain, artiste plasticien. Il s’agit d’une exposition qu’il renouvelle chaque année pendant  la fête des morts, un rituel mexicain. A cette occasion, des artistes du monde entier participent et laissent aller leur imagination en créant des calaveras... C’est surprenant de drôlerie et surtout un choc culturel pour nous occidentaux qui avons un triste rapport avec la mort.

Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ?

Alors ne manquez pas l’année prochaine pour la Toussaint d’emprunter la rue des Cascades, vous y croiserez des regards (pas de parano s’il vous plait !) et pourrez à votre tour vous laisser surprendre par les fantômes de Raoul.

 

Galerie Velasco-Meller
49 bis, rue des Cascades
75020 Paris
Métro : Jourdain

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