PARIS'TRIP

20ème arrondissement


 

Quartiers

Hauts de Belleville

 2 Comments- Add comment Written on 16-Feb-2008 by SylJean

Nous sommes grimpés de quelques étages, du bas Belleville via la rue Piat jusque la rue des Envierges, avant de nous retourner sur Paris maintenant à nos pieds. Si le panorama reste méconnu, il est néanmoins spectaculaire : prenons notre temps, les hauts de Belleville peuvent attendre  encore quelques minutes.

Une promenade dans la villa l’Ermitage, îlot de calme ponctué de petits pavillons du XIXème siècle à deux pas de l’agitation de la rue des Pyrénées, est une invitation à l’oisiveté.
Jusqu’à ce que quelques émanations de solvants viennent vous chatouiller les narines. Normal, le mur des improvisations est proche et peut-être surprendrez-vous, de jour comme de nuit,  des tagueurs en pleine action. Ils sont sympathiques et  passionnés. L’activité est rarement solitaire, elle se construit en groupe où chacun définit son espace. La capuche sur la tête, le masque à gaz collé au visage, la bombe à la main, ils créent parfois juchés comme des acrobates sur des poubelles. Un réel contraste, un choc saisissant entre un art des rues, très contemporain, et l’espace urbain dans lequel il s’inscrit. Pour ma part j’ai une préférence pour la poésie des pochoirs de Miss Tic, la naïveté de ceux de Mosko & associés ou de Némo  et l’étrangeté de l’homme blanc de Jérôme Mesnager.

Une visite rue du Jourdain en haut de laquelle trône la colossale église Saint Jean Baptise et où les plus fortunés du quartier font la queue le dimanche à la pâtisserie de l’église vous fait pénétrer le cœur du quartier. Vous remplirez facilement votre caddie de provisions pour la semaine : primeurs, boucher, fromager, tripier même (ils sont devenus si rares) jalonnent cette portion de la rue de Belleville qui remonte du métro Pyrénées jusqu’à la place des Fêtes.
Vous emprunterez la rue de la Villette pour faire un peu de lèche-vitrine ou pour rejoindre le majestueux parc des Buttes-Chaumont et son célèbre pont des suicidés. Le lieu idéal pour faire courir Médor, brûler vos calories, inviter tous vos amis à un pique-nique  à défaut de pouvoir le faire dans votre 30m2 trop exigu. Pour les enfants, l’occasion de manger des barbes à papa, des gaufres ou des glaces à l’italienne, d’essayer le vélo ou les patins à roulettes flambants neuf, d’assister au «pestacle» de Guignol, de faire une ballade en poney.

Belleville c’est aussi les ateliers d’artistes de Ménilmontant, un  tout nouvel espace d’art et de création  incarné par la pavillon Carré de Baudouin –ex château de Ménilmontant, des lieux tendance de la nuit parisienne où entrent en concurrence La Bellevilloise (ancienne coopérative fondée par des ouvriers) et ses soirées électro-groove et la Maroquinerie où alternent reggae, funk, chanson française, musiques du monde. 

Vous l’aurez compris, un territoire plein de contrastes où se projette dans de nombreux lieux l’ombre du passé, un quartier parmi tant d’autres avec son histoire singulière que l’on découvre petit à petit, indice après indice : plaques commémoratives, rames historiques, panneaux, fresques sur les façades, etc. laissés là comme si l’homme craignait toujours de perdre la mémoire.

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Balade aux Buttes

 0 Comments- Add comment Written on 15-Feb-2008 by SylJean

Un espace de verdure, un parc paysager que l’on peut qualifier de pittoresque à cause de son asymétrie, son irrégularité qu’il doit à ses pentes. On y accède par 6 portes la principale étant celle de la place Armand Carrel où se tient la mairie du 19ème arrondissement.

Des édifices jalonnent la promenade, par ici un petit temple sur le modèle du « temple de Sybille » à Tivoli où l’on aperçoit une vue splendide sur Montmartre, par là des ponts (celui des suicidés et la passerelle), un escalier de 200 marches taillé dans la roche, des ruisseaux artificiels (ne vous emballez pas, il n’y a pas de truites et il est inutile de venir avec votre canoë-kayak), un lac (en cas de gel, on n’y patine pas : on n’est pas à l’Hôtel de Ville), une grotte et même des rails, empreintes du chemin de fer de la petite ceinture. Merci donc aux précurseurs de l’écologie, Napoléon III et le baron Haussmann, pour ce Paris vert. Et bienvenue à tous les parisiens dans ce « paradis légendaire » qui vu du haut a, selon Aragon,  la forme d’un bonnet de nuit.

Ce parc mythique est une invitation à la poésie, au rêve éveillé. Malgré tout ne soyez pas surpris d’y croiser quelques sportifs acharnés préparant le marathon de Paris ou de simples accros de la course à pied tournant des heures durant, essoufflés comme des bœufs, le regard hagard et le visage écarlate, les veines des tempes qui battent à une cadence infernale, le tee-shirt dégoulinant de sueur… ou, plus anachronique encore, quelque amateur de boxe française ahanant à l’échauffement ou quelque athlète têtu s’échinant à grimper à croupetons les différentes côtes du parc.

J’en conviens ce n’est pas très poétique, mais ça fait aussi partie du paysage.  Tout comme les rastas-babas qui fument le pétard, les jeunes qui se sont trompés d’époque et qui font tourner un mange-disques avec des 45 tours, des personnes âgées réfugiées sur un banc à l’ombre dans les allées (on se croirait presque parfois dans un couloir de maison de retraite), les Blanche Neige qui préparent en toute insouciance leur mélanome, le vendeur de canettes qui lui aussi transpire à trimballer sa glacière et s’égosille dans le parc en criant « boissons fraiches », les femmes accompagnées de leurs toutous à poil long, ras ou frisé (non je ne parle pas des maris – il y a bien longtemps qu’ils ne les accompagnent plus !). Ces mêmes femmes qui, il y a quelques années, promenaient fièrement bébé dans la poussette et qui, aujourd’hui, revenues de tout, vous font un exposé de leurs troubles de la ménopause, de leur dépression, des traitements donnés par le « spychiatre »…

Bref, vous l’aurez compris, si la sociologie vous intéresse vous aurez là un parterre de recherche tout à fait approprié…

Alors comme Aragon dans « le paysan de Paris » laissez-vous gagner par « le sentiment du merveilleux quotidien ».

Si ce cinéma estival de plein air vous étourdit, je vous propose un autre rendez-vous tout aussi exceptionnel : celui du festival silhouette qui se déroule chaque année en soirée (fin août début septembre). Il s’agit d’un festival de courts métrages en plein air et en accès libre. Les projections de fictions, de documentaires ou de films expérimentaux sont précédées d‘un concert. Une initiative à saluer car malheureusement le court a perdu sa place dans les salles obscures pour se restreindre à un public d’initiés. Cette bévue est donc corrigée par cette ouverture au grand public. Il n’y a pas qu’à la Villette sur la butte Montmartre ou au Trocadéro qu’on se fait une toile en plein air. Les Buttes-Chaumont ont aussi leur cinéma au clair de lune !

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Saint Fargeau

 0 Comments- Add comment Written on 03-Jan-2007 by SylJean

Ah ! Saint Fargeau, sa caserne des pompiers, son réservoir, son rectorat…non, je ne voudrais pas paraître sarcastique, c’est simplement que j’ai longtemps travaillé dans ce quartier et que j’ai peiné, pendant tout ce temps, à lui trouver de l’intérêt tant il était marqué par la grisaille des journées besogneuses.

Si l’on ajoute à cela que, comme nombre de quartiers excentrés de Paris, Saint Fargeau semble vivoter le long des maréchaux - presque déjà en banlieue… et l’on connaît l’appréciation que peuvent avoir les « vrais » parisiens de la banlieue - on comprendra l’âpreté de mon premier regard.

Pourtant, le TEP, hum ! pardon, le théâtre de l’est parisien vit dans le quartier et avec lui, non seulement à travers les spectacles qu’il présente, mais également par les animations qu’il propose notamment les chantiers d’écriture ou les lectures pour petits et grands.

Non loin de là, la campagne à Paris ne manque ni d’intérêt ni de charme pour qui aime se balader le nez au vent.  Peut être croiserez vous d’ailleurs en chemin des artistes les yeux éclatés par des journées et nuits entières de répétition au studio Ferber. Pour la petite anecdote, le grand Jacques[1] est passé par là mais aussi Manu Chao  qui a « confondu » dans son album « Sibérie m’était contée » le boulevard Brune avec le boulevard Mortier.  Si vous voulez jouer au paparazzi, rendez-vous au Country Bar, peut-être réussirez-vous une interview exclusive à mettre en ligne sur votre blogue ou plus simplement à tailler une bavette avec Alex… à moins que vous ne préfériez la savourer.

La piscine Georges Vallerey, connue aussi sous le nom de piscine des Tourelles, l’été venu, ouvre son toit. Elle laisse alors s’échapper les cris des bambins et le souvenir de Johnny Weissmuller (mais si ! vous savez bien, Tarzan) qui y fut champion olympique en 1924. Juste à côté, une autre « piscine », très secrète celle-là et où l’on croise bien plus souvent des moustachus que des enfants ou des champions de natation, est planquée derrière de hauts murs qui ne portent d’autre indication qu’une interdiction de filmer ou de photographier. Qui se souvient, sinon Modiano[2], que cette caserne « hébergea », bien contre leur gré, des hommes et des femmes que l’on déportait ensuite ?

Oh là là ! c’est pas très gai tout ça, aurais-je un coup de blues ? Qu’à cela ne tienne, allons donc nous réconforter en goutant aux douceurs des Mascareignes, il suffit pour cela de pousser la porte de « Comme sur une île », rue Orfila.

 


[1] “Des chanteurs y’en a plein mais Higelin, y’en a qu’un!”.

[2] Patrick Modiano, Dora Bruder, Ed. Gallimard, « Folio » n°3181.

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Restaurants

Lou Pascalou

 0 Comments- Add comment Written on 10-Nov-2008 by SylJean

Au creux des sinuosités de la rue des Panoyaux, on se croirait sur la placette d’un village avec son café et l’épicerie en face. Dans cet établissement inclassable, j’aime tout particulièrement le bon vieux bar en zinc dominé par de robustes lampes, type rétroprojecteurs, qui me font aussi irrésistiblement penser aux casques qui trônaient dans les salons de coiffure des années 1970 !

 On y vient pour boire un verre ou prendre une petite collation. Au menu sur l’ardoise : des planches et des petites assiettes de fromage et de charcuterie (7,50 euros), des croque-monsieur (5 euros) et des quiches accompagnées d’une salade verte. Installés sur des chaises ou des bancs en bois on savoure un bon chocolat chaud en hiver, ou le pastis l’été à la terrasse.

On y bouquine, on y bosse ses cours de fac, on y rêvasse. Vous l’aurez compris, un vieux café plein de charme aux murs défraîchis et au plafond écaillé couleur café crème. On se laisse bercer par le poinçonneur des Lilas de Gainsbourg en regardant, nostalgique, la pluie mouiller les pavés. On attend, le dimanche après-midi, le concert du soir pour s’assurer d’être aux premières loges. Un haut lieu de Ménilmuche qui fait des émules depuis plus de cent ans.

14, rue des Panoyaux

75020 Paris

Métro : Ménilmontant  

 

 

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Krung Thep

 2 Comments- Add comment Written on 01-Nov-2008 by SylJean
Un peu excentré de l’animation bellevilloise, ce restaurant n’est guère engageant vu de l’extérieur, il semble presque à l’abandon pour tout dire. Mais comme précise le dicton « l’habit ne fait pas le moine ». Alors, nous décidons de nous y rendre.
Joli intérieur avec des tables basses en bois massif sculpté réhaussées de petits poufs roses. Des bouddhas au mur, de belles lampes, des bougies à chaque table… rien de comparable avec les restaurants chinois bellevillois. Chose surprenante tout de même on dirait des tablées de nains et là le charme s’efface pour laisser place à une légère angoisse: comment vais-je faire pour m’asseoir ?

Je vous préviens tout de suite, il serait de très mauvais goût d’y d’inviter la tante Louise âgée de 80 ans ou la copine qui souffre d’une sciatique après son déménagement sans parler du bon pote Hardy. Evidemment tout le monde vous regarde du coin de l’œil pour examiner la technique que vous allez utiliser pour réussir l’exploit de glisser vos jambes enkylosées par le froid sous la table… quelle chouette idée j’ai eue de renoncer à mettre la dernière jupe achetée chez « Foufoune et Cie » ! A bon entendeur…

Une fois installé, on se remet de cette partie de jambes en l’air et l’on s’aventure sur le long parcours du menu bilingue avec ou sans photos en faisant craquer sous les dents les traditionnels beignets aux crevettes. Plein de bonnes choses, un thaï en quelque sorte.

Un excellent repas, malheureusement gâché par une serveuse qui vous sert une succulente dorade en faisant une gueule de raie et qui semble avoir hâte que la soirée se termine vite. D’ailleurs je ne sais pas à quoi elle carbure, mais toutes les 5 minutes, elle ouvre le frigo pour boire une potion. Sûr ce n’est pas du Gin Cheese, passons…

Les spécialités (salade de pamplemousse ou de papaye verte par exemple) sont délicieusement épicées c’est-à-dire réellement piquantes, rien à voir avec les habituels préparations très édulcorées de la plupart des restaurants dits thaïlandais, sans atteindre non plus le niveau brûlant qui fait l’ordinaire des thaïlandais.

De façon plus sérieuse, sachez que le bouche à oreille fonctionne bien à tel point qu’il vaut mieux prévoir une réservation. Dernière précision, le restaurant est ouvert le samedi et dimanche midi et ne prend pas la carte bleue.

 

93, Rue Julien Lacroix

75020 Paris

Tel : 01 43 66 83 74

Métro : Belleville

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Comme sur une île

 0 Comments- Add comment Written on 24-Oct-2008 by SylJean

Partir à l’Ile Maurice n’est pas à la portée de toutes les bourses mais consolez-vous il y a d’autres moyens à Paris d’apprécier la culture mauricienne.

Par exemple vous pouvez essayer ce restaurant et découvrir les plats typiques de l’île afin de réveiller nos papilles en berne avec du poulet massala, du rougail crevettes, du mine frit, des carry ourites (entendez pieuvres)…et bien sûr en entrée des assortiments de beignets dont les traditionnels samoussas ou, mieux encore, les incontournables gâteaux piment.

Parmi le choix des desserts, le goûteux ananas victoria vous convaincra et, pour arroser le tout, la fameuse Phoenix. Ah ! et puis quel plaisir de retrouver la douceur de l’accent mauricien.
L’espace est lui aussi très agréable et soigné, petit (24 couverts) ce qui nécessite par conséquent de réserver le midi et le soir à moins que vous ne préféreriez la formule à emporter. Les photos exposées tiennent lieu de déco, alors avis aux amateurs et professionnels.

On s’y croirait ! (enfin presque), il ne manque plus que les clapotis du lagon et le balancement nonchalant des cocotiers et les zzzzzzz des moustiques. Au moins, une chose est sûr c’est que l’on ne repartira pas avec le chikungunya !

Adresse
83, rue Orfila
75020 Paris
Tél : 01 46 36 03 24

 

Vous partez à l'île Maurice ? Alors, pour ne pas bronzer idiot dans votre hamac, emportez un peu de lecture de circonstance : Jean-Marie Gustave Le Clézio.

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Ramona (chez)

 0 Comments- Add comment Written on 03-Sep-2008 by SylJean

Décidément, ce quartier me surprendra toujours.

Ici, c’est « l’Espagne qui pousse un peu sa corne » comme aimait à le chanter Claude Nougaro.

A deux pas de La Forge (je vous en reparlerai, mais c’est une autre histoire…), et face à un interminable immeuble qui défigure la rue Ramponeau, se trouve une épicerie tenue par une famille qui résiste, vaille que vaille, aux outrages des promoteurs. Le plus intéressant, ce pourquoi nous sommes venus, le restaurant, est à l’étage auquel on accède par un escalier tortueux et plutôt raide.

L’accueil prodigué par Cuka, fille de Ramona, récompense largement l’effort fourni. Diserte et chaleureuse, Cuka vous installe dans une salle à manger rustique dont les murs sont un hommage (involontaire ?) à nos traditionnelles mais pour ainsi dire disparues auberges campagnardes. Des assiettes décorées côtoient les blasons du Real Madrid et du F.C. Barcelone (pour une fois réunis, sacrilège !) ou d’anciennes affiches de corridas que rehaussent quelques miniatures de têtes de « toros » ; le tout formant un ensemble d’un kitsch rafraîchissant. J’allais oublier les guirlandes clignotantes au plafond et les citronniers factices qui décorent les fenêtres mais qui peinent à faire oublier l’affreux immeuble en vis-à-vis.

 La cuisine est familiale, simple et copieuse. Bien sûr, la paella tient une place de choix mais elle ne doit pas faire oublier les tapas fondants, le chorizo goûteux (et fort !) ou les anchois frais qui dominent les entrées. Parmi les plats, il faut se laisser tenter par le poulpe, tendre et relevé, ou la morue,  ferme et savoureuse. La table est rustique, visiblement bien fréquentée par les espagnols et l’ambiance, quoique bruyante, sincère et enjouée. Ah ! j’oubliais, ne cherchez pas de couteau qui coupe, le seul de cette espèce est entre les mains de Cuka et elle y tient.

Aucun chichi, vous l’avez compris ; aucun risque non plus de retrouver ici les bobos de Jourdain, plus au nord, ou d’Oberkampf, plus au sud… Sauf si vous y venez le même soir que moi !

Adresse :
Chez Ramona
17, rue Ramponneau
75020 Paris
Tél : 01 46 36 83 55

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Le Baratin

 0 Comments- Add comment Written on 25-Feb-2008 by SylJean

Cette fois nous avons réservé, nous ne voulons pas nous faire gentiment éconduire une seconde fois !

Nous avons pu retenir une table pour 19h30 mais d’autres clients sont attendus à 21 heures, inutile d’espérer traîner à table. Ambiance bistrot, sans fioritures, la carte est présentée sur un tableau noir qui circule de table en table. Nous faisons l’impasse sur les entrées, pourtant alléchantes (sardines crues marinées à la coriandre, poêlée de calamars au pimenton), et optons d’emblée pour l’épaule d’agneau de Lozère, rattes et épinards frais. Un verre de vin (un morgon, 5 euros) et nous nous attaquons à une assiette joliment équilibrée : la viande est délicieuse, on se demande même si on a déjà mangé de l’agneau quand on y goute, relevée d’une sauce simple et légère. Une réussite que les desserts, crumble pommes framboises pour moi et fondant au chocolat pour mon ami viennent superbement couronner.

Clientèle jeune et branchée pour une part, plus mûre et intello-bobo pour l’autre, l’ambiance reste agréable, bien aidée par un service détendu mais un rien empesée par les suites pour violoncelle de Bach en fond sonore.
Tout compte fait et l’addition (50 euros) digérée, l’adresse est très recommandable, on ne manquera pas d’ailleurs d’y revenir.

Nota bene : ne faites pas comme moi, évitez de commander un Coca ou un Orangina vous risquez de vous faire mal voir. C’est pire qu’un affront. Ici on marie les mets au ballon ou à la bouteille. Mise en carafe j’ai opté pour l’eau plate !

Adresse :
3, rue Jouye-Rouve
75020 Paris
Tél : 08 99 69 06 36

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Actualité : mairie du 20ème


 

Arrêt sur image : Hauts de Belleville

 
 

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