<rss version="2.0"><channel><title>Quartiers</title><link>http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/</link><description></description><pubDate>2008-02-16T20:08:00Z</pubDate><generator>http://www.webjam.com/</generator><language>en</language><item><title>Babelville</title><link>http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/babelville</link><comments>http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/babelville#Comments</comments><pubDate>2008-02-16T20:08:00Z</pubDate><category>belleville, "ballon rouge", "willy ronis", bellevilleuse, "albert lamorisse", "jacques becker", "jules et jim"</category><guid isPermaLink="true">http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/babelville</guid><description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Le bas Belleville est, pour ceux et celles qui savent &ecirc;tre curieux et acceptent de se laisser surprendre, un territoire plein de contrastes. </p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Quartier populaire, il ne se laisse pas d&eacute;couvrir dans la logique parisienne du m&eacute;tro, boulot, dodo. Ni l&rsquo;automobiliste, press&eacute; et obnubil&eacute; par la circulation, qui concentrera son attention sur son art&egrave;re principale bouch&eacute;e ; ni le pi&eacute;ton stress&eacute; (Margot &agrave; la cr&egrave;che, Hugo au solf&egrave;ge, un suicid&eacute; sur la ligne 11, la queue aux caisses et &agrave; la poste, charrette au boulot et tutti quanti) ne sauront davantage l&acirc;cher prise. </p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">O&ugrave; que l&rsquo;on soit nous restons trop souvent &eacute;trangers &agrave; nous-m&ecirc;mes, au quartier o&ugrave; l&rsquo;on habite.</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal"> Alors, sachez-le, d&eacute;couvrir l&rsquo;&acirc;me de Belleville suppose de prendre le temps et d&rsquo;aller &agrave; la rencontre de l&rsquo;insolite pour d&eacute;couvrir, en poussant les lourdes portes coch&egrave;res qui ponctuent la rue, des petites cours profondes o&ugrave; se nichent des maisons individuelles voire des maisons de ma&icirc;tre avec des jardins privatifs, des immeubles de faible hauteur, des ruelles pav&eacute;es, des cours pittoresques, des rues-escaliers, des caf&eacute;s avec leur comptoir en zinc. </p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Un havre de paix qu&rsquo;ont su si bien immortaliser en images Willy Ronis mais aussi Jacques Becker avec &laquo; Casque d&rsquo;or &raquo; dont les personnages de chair et de sang hantent encore de nos jour la rue des Cascades. Sans oublier Jules et Jim qui r&ocirc;dent encore non loin de la rue de Transvaal. Peut-&ecirc;tre d&eacute;crocherez-vous le ballon rouge du lampadaire comme Pascal, le personnage du film d&rsquo;Albert Lamorisse ? Laissez-vous porter par le brouhaha des rues et transporter par le flux bigarr&eacute; des passants, suivez votre ballon rouge&hellip;</p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Certes, les temps ont chang&eacute; mais les fant&ocirc;mes du pass&eacute; sont toujours l&agrave; relay&eacute;s par des nouvelles figures embl&eacute;matiques. Une nouvelle culture urbaine se dessine, signe de la mutation d&rsquo;un quartier. Des artistes investissent les lieux, cr&eacute;ent de nouvelles ambiances, ajoutent un peu de po&eacute;sie &agrave; des fa&ccedil;ades oubli&eacute;es et condamn&eacute;es &agrave; la d&eacute;molition, s&rsquo;expriment avec un brin d&rsquo;insolence comme dans la rue Denoyez aux graffitis &eacute;lectriques. On voudrait imaginer un jeu de pistes, voire un Monopoly, mais c&rsquo;est chose impossible : la ville de Paris veille et les &oelig;uvres s&rsquo;&eacute;vanouissent les unes apr&egrave;s les autres sous les jets et peintures grises des nettoyeurs.</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Paris secret, havre de paix : c&rsquo;est le feu qui couve sur la cendre&hellip;</p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Car, pour conserver les traces de ses origines villageoises, les habitants ont d&ucirc; se mobiliser f&eacute;rocement. Saluons, d&rsquo;ailleurs au passage, la figure de proue de cette lutte acharn&eacute;e :  la Bellevilleuse qui a particip&eacute; non seulement &agrave; pr&eacute;server un cadre de vie mais aussi activement &agrave; emp&ecirc;cher le d&eacute;racinement de familles condamn&eacute;es &agrave; l&rsquo;exil en banlieue.</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Belleville, terre d&rsquo;asile o&ugrave; cohabitent bon an mal an plus de 80 ethnies. Babelville, joli nom d&rsquo;emprunt que lui a donn&eacute; Joseph Bialot.  Ce sont aujourd&rsquo;hui des familles soutenues par des associations qui se mobilisent pour &eacute;viter l&rsquo;exclusion des familles sans papiers menac&eacute;es d&rsquo;expulsions, victimes de rafles dans les caf&eacute;s ou les boutiques. </p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Belleville fragile, Belleville outrag&eacute;e, c&rsquo;est aussi cette r&eacute;alit&eacute; que le quartier affronte.</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt" class="MsoNormal">Oui, Belleville est le dernier quartier de Paris &agrave; avoir rendu les armes en 1871 et sera certainement l&rsquo;un des derniers &agrave; refuser de perdre son &acirc;me, lib&eacute;rez Belleville !</p>]]></description></item><item><title>Mouzaïa</title><link>http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/mouzaia</link><comments>http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/mouzaia#Comments</comments><pubDate>2008-02-16T20:05:00Z</pubDate><category>mouzaïa, "place des fêtes", "quartier amérique"</category><guid isPermaLink="true">http://www.webjam.com/paristrip/19eme/$quartiers/2008/02/16/mouzaia</guid><description><![CDATA[<p style="line-height: 115%">Ici, c&rsquo;est le calme, un poumon de verdure parisien. Tout le long de la rue du G&eacute;n&eacute;ral Brunet jusqu&rsquo;&agrave; la place Rhin-Danube, vous croiserez sur votre chemin des passages &eacute;troits baptis&eacute;s villas (Amalia, Fontenay, Bellevue&hellip;) ponctu&eacute;s de lampadaires. Ces ruelles pi&eacute;tonni&egrave;res pentues sont bord&eacute;es de pavillons modestes mais coquets, blottis les uns contre les autres, d&rsquo;un &eacute;tage pas plus avec leurs petits jardinets privatifs. On les surnomme &laquo; les villas du quartier d&rsquo;Am&eacute;rique &raquo; car nous sommes sur l&rsquo;emplacement des anciennes carri&egrave;res d&rsquo;Am&eacute;rique o&ugrave; le gypse &eacute;tait extrait.</p>  <p style="line-height: 115%">De hauts portails cachent parfois ces maisons mais il arrive que l&rsquo;on r&eacute;ussisse tout de m&ecirc;me &agrave; glisser un &oelig;il et &agrave; faire un peu de lumi&egrave;re sur ces jardins secrets avec, ici ou l&agrave;, un banc, une table de jardin, une balancelle. Un monde tout en discr&eacute;tion, &agrave; l&rsquo;abri des regards indiscrets. Un quartier o&ugrave; les heureux propri&eacute;taires ont d&ucirc;, &agrave; cause des rondes r&eacute;guli&egrave;res de la police, apposer sur les portes des garages le num&eacute;ro de la plaque d&rsquo;immatriculation de leur voiture pour ne plus &ecirc;tre verbalis&eacute;s. Car, pour ceux qui viennent d&rsquo;&eacute;lire domicile ou qui font juste une vir&eacute;e latino chez Ay Caramba, il faut le savoir, la place des F&ecirc;tes a noirci le tableau idyllique de ce quartier. Elle n&rsquo;est plus ce haut lieu, c&oelig;ur battant de la commune de Belleville, o&ugrave; l&rsquo;on organisait jadis des f&ecirc;tes foraines. Les architectes de l&rsquo;apr&egrave;s seconde guerre mondiale l&rsquo;ont compl&egrave;tement d&eacute;figur&eacute;e par des barres d&rsquo;immeubles, des cit&eacute;s baptis&eacute;es outrageusement &laquo; r&eacute;sidences &raquo;. Alors les propri&eacute;taires se prot&egrave;gent, se barricadent, car la place est devenue une plaie ouverte &agrave; tous les vents, territoire des apaches version moderne qui r&ocirc;dent.</p>  <p style="line-height: 115%">Malgr&eacute; ces d&eacute;sagr&eacute;ments, la Mouza&iuml;a incarne la po&eacute;sie dans la ville et restera aussi un rep&egrave;re artistique embl&eacute;matique pour tous ceux qui ont connu ou exp&eacute;riment&eacute; &laquo; le caf&eacute; au lit &raquo;. Ce lieu in&eacute;dit proposait, jusqu&rsquo;&agrave; juin 2007, des vernissages et expositions - jusque l&agrave; rien d&rsquo;exceptionnel&hellip; mais le must tenait du fait que cet espace faisait &eacute;galement office d&rsquo;appartement en location, si bien que les chanceux locataires pouvaient, l&rsquo;espace de quelques nuits, s&rsquo;offrir le luxe de vivre en symbiose avec les &oelig;uvres expos&eacute;es. Esp&eacute;rons qu&rsquo;ils ne nous feront pas faux bond, l&rsquo;exp&eacute;rience doit se renouveler, prochainement, dans un nouveau local&hellip;</p>]]></description></item></channel></rss>
