<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title>Quartier</title><link href="http://www.webjam.com/paristrip/11eme/$quartier/" /><subtitle></subtitle><updated></updated><author><name>Webjam</name><email>atom@webjam.com</email></author><id></id><language>en</language><entry><id>c47e726a-9088-4e91-aae2-0be574b0cc5f</id><title>La cité Durmar fait de la résistance</title><link href="http://www.webjam.com/paristrip/11eme/$quartier/2008/02/16/la_cite_durmar_fait_de_la_resistance" /><updated>16-Feb-2008</updated><content type="html"><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'">Les jours de gr&egrave;ve peuvent avoir leur petit plus. Je suis d&rsquo;un naturel grincheux et peste quand il n&rsquo;y a pas de m&eacute;tro sur la ligne, que la seule alternative est de se retrouver serr&eacute; comme du b&eacute;tail que l&rsquo;on m&egrave;ne &agrave; l&rsquo;abattoir&hellip; ou de marcher. Je regagnais donc d&rsquo;un pas press&eacute; mon home sweet home en longeant le c&ocirc;t&eacute; des num&eacute;ros pairs de la rue Oberkampf.</span></p>  <p><span style="font-size: 11pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'">C&rsquo;est au n&deg;154 que j&rsquo;ai d&eacute;couvert, &agrave; travers l&rsquo;entreb&acirc;illement de la porte coch&egrave;re, une impasse et, tout au fond, une banderole color&eacute;e qui flottait entre deux b&acirc;timents. Je m&rsquo;y suis engag&eacute;e timidement, ayant le vague sentiment de faire intrusion. Je croise un ado poulbot, baguette de pain sous le bras, nous nous saluons. J&rsquo;ai le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre propuls&eacute;e en plein XIX&egrave;me si&egrave;cle. J&rsquo;aper&ccedil;ois un homme au loin en train de bricoler. Je me dirige lentement vers lui et tente de ne pas cogner trop fort les talons sur les pav&eacute;s de gr&egrave;s de crainte de perturber ce calme assourdissant. Des p&eacute;titions sont appos&eacute;es &agrave; chacune des fen&ecirc;tres &laquo; ils ne prendront pas nos maisons, ni nos lieux de travail &raquo;, un peu plus loin sur la porte d&rsquo;un atelier un &eacute;criteau rouge met en garde &laquo; maison pi&eacute;g&eacute;e &raquo;. Eric Fayolle me d&eacute;livre alors les secrets cach&eacute;s de cette ancienne cit&eacute; industrielle et artisanale o&ugrave; vivent et travaillent des peintres, sculpteurs, brocanteurs, &eacute;diteurs, r&eacute;alisateurs mais aussi la famille Hauquier qui, de p&egrave;re en fils, travaille le papier d&rsquo;emballage recycl&eacute;. La doyenne occupe les lieux depuis plus de 65 ans !</span></p>  <p><span style="font-size: 11pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'">C&rsquo;est une poche qui a su r&eacute;sister au temps, m&rsquo;explique t-il, mais qui est menac&eacute;e par les promoteurs immobiliers depuis presque 4 ans : un imbroglio juridique. L&rsquo;expulsion p&egrave;se comme une &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s sur ses habitants qui gardent malgr&eacute; tout une &eacute;nergie encore intacte pour en d&eacute;coudre avec la justice et pr&eacute;server le tissu social et leur cadre de vie.</span></p>  <p><span style="font-size: 11pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'">Une p&eacute;tition est en ligne alors si vous &ecirc;tes du quartier ou si vous &ecirc;tes simplement sensible &agrave; cette lutte et de fa&ccedil;on plus g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la pr&eacute;servation capitale de l&rsquo;&acirc;me de Paris : n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; la signer et &agrave; rencontrer vos voisins de quartier.</span></p>]]></content><status>Published</status></entry></feed>
