Dans la tête d'un consultant en développement durable ...

Réflexions et interrogations sur les zones de rupture tranquille et notre désir d'avenir
 

 Blog » Alors, ce réchauffement, ça en est où ?

 2 Comments   - Add comment   | Back to Mon blog durable perso Written on 28-Jul-2008 by cedric-errero

Chacun se souvient du documentaire diffusé sur Channel 4, début 2007, qui sous-entendait que les scientifiques du GIEC (IPCC en anglais) avaient tout intérêt à accréditer la thèse de la responsabilité humaine dans le dérèglement climatique pour exister, bref, de vulgaires fraudeurs et conspirateurs.
Dans un article paru dans The Independent, ce 22 juillet, il est question des nombreuses erreurs et approximations, propos détournés ou attribués à tort, absences de contradicteurs, présents dans le documentaire en question. Manque de fair-play. Encore des petites frappes.
L'équivalent du CSA l'a donc censuré. Un peu tard je trouve.

Moi-même, j'étais plus que sceptique lors de l'attribution du Prix Nobel de la Paix au dit GIEC, si elle consistait à encore continuer de laisser croire que seule la science allait nous sauver (une stupide croyance, qui date du XIXème quand même, pffff).

Et si les sages du Nobel avait sifflé la fin de la récré, tout simplement ?
Du style, bon, les gars (essentiellement masculin la recherche, il me semble), ça suffit ! Chaque camp a suffisamment dépensé l'argent du contribuable, nous déclarons les tenants du probabilité-cause-humaine-de-90% vainqueurs face aux tenants du pas-de-cause-humaine-mais-savons-pas-quoi.

En boxe, l'arbitre arrête avant la limite (passée de 15 à 12 rounds, suffisamment de causes de déclencher un Alzheimer par ailleurs), quand il estime que l'un des deux finira inmanquablement par mettre l'autre au tapis, et qu'il est inutile que cela tourne à la boucherie, ce n'est que du sport.

Sous cet angle, les discussions, incessantes, façon "c'est l'homme ou c'est pas l'homme" : pertes de temps, d'argent public (et privé), et risques potentiels que celui qui a largement accumulé le moins de preuves (le capitalisme à la vue basse donc) finisse mal et entraîne tout le monde avec lui.
Je n'ai jamais beaucoup aimé les mauvais joueurs, de toute façon.

Raisonnement qui me semble se tenir, et fonctionnant également à propos des preuves de dieu, autre grande hypothèse débattue et au nom de laquelle on tue.

Un billet qui fleure bon la dictature, vous pourriez trouver. Peut-être. Je ne crois pas. Je parle de fixer des limites à un jeu sans fin sinon pas très joyeuse, pour sauver le jeu. Les "gentils" ne gagnent pas à tous les cas, c'est bon de s'en souvenir.
Quant à la planète et au dérèglement climatique, je n'en sais fichtre rien, comme les autres. Je constate simplement que l'empreinte écologique est délirante (pdf). Et que continuer ainsi est stupide, parce que l'on ne sait pas où ça nous mène. Ou autre chose de moins avouable.

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Comments

  • written on 30-Jul-2008

    boronali [http://boronali.blogspot.com] says:

    Je n'aurais pas mieux synthétisé la situation (d'ailleurs, j'allais attaquer dans la minute un billet un peu du même tonneau qui est dès lors parti à la poubelle)


    Encore et toujours des faux-débats (l'acte de l'homme est effectivement hautement préjudiciable à l'écosystème et donc à lui-même) ...

  • written on 30-Jul-2008

    cedric-errero says:

    Les grands esprits se rencontrent (hi hi). Je pense néanmoins que tu aurais fait plus drôle.
    Une affaire vieille comme le môme ce genre de discussions : c'est celui qui dit qui y est, c'est pas moi c'est l'aut', on avait dit que t'étais mort pour de faux, etc.
    Bon, à l'âge adulte, tu vois normalement bien l'intérêt d'arrêter de truander. Mais en fait non, pas tous : les capitalistes à la vue basse sont de grands enfants.
    Ressortons nos Caillois.

    Sinon, si tu n'as pas encore vu, pas mal écrit du tout.

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