Dans la tête d'un consultant en développement durable ...
Réflexions et interrogations sur les zones de rupture tranquille et notre désir d'avenir
Blog » De l'illusion de pensée mortifère comme moyen très efficace de contrôle des esprits et des corps
5 Comments
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Back to Mon blog durable perso Written on 21-Mar-2008 by cedric-errero
written on 21-Mar-2008
magwann says:
Billet très pertinent ( ça devient lassant... ^^).
Bourdieu et Arendt, ça me ramène sur les bancs de la fac, bien bien. Il y a beaucoup de reflexions et de questionnements dans ton billet, (raaa, vais encore prendre trois jours à tout démêler!! ;-)).
Cela résonne d'autant plus que je suis allée au musée Dupuytren aujourd'hui, et le conservateur (actualité oblige) nous a fait un topo sur le cas Sébire- d'un point de vue médical- et nous a surtout indiqué que des centaines de personnes souffrent de ce type de dégénérescence rien qu' en France.
"Mais certaines souffrances, de part leur intensité et/ou leur durée, méritent une réflexion collective, une limite clairement formulée dans la société."
Bon, je reviens un peu plus tard, ça gamberge, ça gamberge.
ps: j'interdis les baskets, les chaussons, les spartiates, les sabots et tous les pieds nus chez moi! J'ai juste mis mon blog au placard ( pour combien de temps, que no sais) :-)
written on 22-Mar-2008
buel says:
C'est exactement ce qu'il faudrait publier dans les colonnes des journaux.
Chapeau bas.
Excellent billet.
Je digère le tout et je reviens...
written on 22-Mar-2008
cedric-errero says:
@ Magwann :
Merci.
J'lance des pistes.
Souvent, quand un sujet de discussion (très délicat comme celui-ci, ou pas) tournicote invariablement autour des mêmes arguments, il est possible d'avancer en essayant de démystifier les idéologies (politiques ou religieuses, au hasard) et leurs modes de recrutement. L'intériorisation de ces idéologies est à l'œuvre dans tous les "anathèmes" lus ici ou là.
Le côté médical nous renvoie finalement à la question de la place de la science dans la société, du scientisme dans lequel nous baignons, et le XIXème siècle et son positivisme que nous n'avons toujours pas quitté.
Evidemment, on pourrait me traiter de libertaire (et effectivement, je rejette massivement les orthodoxies en vigueur ...). Mais ça ne tiendrait pas la route longtemps, j'ai des choses à proposer. ![]()
En le relisant, je trouve ce billet aussi très "Surveiller et punir", ou Muchembled (un historien de la destruction de la culture populaire).
@ Buel :
Merci beaucoup.
Bonne digestion (m'est avis qu'étant donné ton appartenance à un courant de pensée n'ayant pas éludé ce genre de questionnements, tu auras des choses intéressantes à nous dire).
written on 23-Mar-2008
buel [http://www.20six.fr/buel] says:
T’es pas cool Cédric, tu me mets sous pression !
C’est un sujet commun à tous les hommes, car nous savons et avons tous conscience de notre finitude.
En tant que maçon, c’est se poser la question suivante : nous qui avons vécu la mort initiatique, à différents degrés, nous qui sommes morts à la vie profane pour renaître en initié, sommes nous capables de réfléchir et de faire des propositions sur la « véritable » fin de vie ?
L’un des postulat de la maçonnerie, est d’être « libres et de bonnes mœurs » (ca me fait bien rire cette phrase si on la sort de son contexte) La question est de savoir si cette liberté nous permet d’aller jusqu’à choisir notre fin de vie.
Il est évident que l’on ne peut faire une relation entre symbolisme et réalité. Bien que nous nous servions du symbolisme pour améliorer la réalité. Quelle gageure !!!
Si demain tu interroges les gens, tu t’aperçois qu’ils sont majoritairement pour le droit de choisir quand et comment ils veulent mourir.
Et je crois que l’important est dans le fait que malgré les dogmes (du respect de la vie) encore existant de nos sociétés judéo-chrétiennes, on peut aujourd’hui se poser la question. Il devient alors de plus en plus difficile aux religieux de nous imposer « la culture de la vie ». Et pour les pires, il n’y a que ceux-la même emmurés dans leur obscurantisme religieux qui peuvent encore nous faire croire qu’il est normal de souffrir avant de mourir.
(quoi qu’il y a la mère Boutin aussi !!)
Bien plus qu’éthique (parce que vraiment faut pas rêver : faut arrêter de nous prendre pour des billes. On a l'impression d'un enjeu truqué, d'un faux problème, comme si les euthanasies n’avaient pas lieu. Mais elles ont lieu, régulièrement, dans tous les services hospitaliers qui traitent des grands malades en fin de vie).
L'euthanasie demandée, c'est le suicide quand on n'est plus capable de le
faire soi-même. Et il faut une loi sur le suicide pour pouvoir se suicider ?
Là est le quid. Ne serait il pas qu’un problème juridique ?
Ou fini le droit de choisir ?
written on 23-Mar-2008
cedric-errero says:
@ Buel (j'ai enlevé le doublon) :
Comme tu fais une pause sur ton blog ... j'en profite sans doute un peu (et Magwann, idem).
Je ne savais pas au sujet de la mort initiatique (en fait, je sais à peu près rien sur le comment de la maçonnerie). C'est très signifiant comme rite.
Pour la liaison entre symbolisme et réalité, je serais plus convaincu que toi que c'est possible. La réalité n'est finalement qu'une question de point de vue (parfois, des évènements - rencontres, livres, etc. - nous font changer de certitude de façon quasi-instantanée).
Certains mots essentiels comme mort ou amour sont impossibles à définir mais pourtant nous ne pouvons nous en passer. Seuls signes et symboles font l'interface.
Pour l'aspect juridique (je pense que c'est encore du positivisme) ...
aspect juridique
et aussi une vision économique
J'ai classé ce billet dans chapter1, c'est à dire tout ce qui est en fortement remis en cause et pourtant constituait le fondement de nos organisations sociales. Le recul des religions (dont je me réjouis) secoue le rapport à la mort défini par le haut (donc les lois notamment).
Comment la maçonnerie réussit-elle à réunir des personnes qu'elle veut pourtant parfaitement libres ?
Car la constitution d'un imaginaire commun conciliant le respect de l'individu en tant que tel, ce n'est pas si simple, et fort peu rationnel. :)
Au sujet de la mort encore plus.